Ahmed Ouyahia : "Les réserves de change de l'Algérie devraient atteindre 85 milliards de dollars à la fin de l'année"

La baisse des réserves de change de l'Algérie, qui devraient atteindre 85 milliards de dollars à la fin de l'année, incite les autorités publiques à fournir "plus d'efforts" pour sortir de la dépendance des hydrocarbures"

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Publie : 06:34 | 2018-06-23
Par :  Malik Fedrizi

La baisse des réserves de change de l'Algérie, qui devraient atteindre 85 milliards de dollars à la fin de l'année, incite les autorités publiques à fournir "plus d'efforts" pour sortir de la dépendance des hydrocarbures, a indiqué samedi à Alger, le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia. 

"A la fin du mois de mai, les réserves de change de l'Algérie s'établissaient à 90 milliards de dollars et devraient baisser à 85 milliards dollars à la fin de l'année en cours, en raison des importations des biens et services", a précisé M. Ouyahia lors d'une conférence de presse animée au terme de la 5e session du Conseil national du RND.

Pour M. Ouyahia, qui occupe aussi le poste de Premier ministre, "la tendance des hydrocarbures est à la baisse, ce qui doit inciter l'Algérie à faire plus d'efforts à l'avenir", estimant que l'accord auquel est parvenu l’OPEP "va freiner les prix".

Dans le même sillage et qualifiant le recours au financement non conventionnel de "choix courageux" du Président Abdelaziz Bouteflika, M. Ouyahia a indiqué que cela a permis à l'Algérie de poursuivre son développement économique, tout en évitant de connaitre la même situation de crise qu'en 1986.

Il a ainsi rappelé qu'en septembre 2017, "l’Etat était dans une situation qui n'allait pas lui permettre de payer les fonctionnaires", précisant qu'à la même période de l'année, le Trésor public disposait de 50 milliards DA, alors qu'il lui fallait 150 milliards DA au moins.

"Cette situation aurait pu nous amener à un arrêt total de l’économie nationale dans la mesure où c’était la sécheresse au niveau des banques. Aujourd’hui la situation a pu être redressée certes, mais il reste encore un long chemin à parcourir d'autant plus que nous sommes engagés à atteindre un équilibre du budget en 2022", a-t-il ajouté.

A une question sur la destination de l'argent du financement non conventionnel ou ce qui est appelé la planche à billets, le secrétaire général du RND a fait savoir que ces fonds vont vers des projets socioéconomiques.

"En 2017, nous avons tiré 570 milliards DA pour le budget et le règlement de certaines dépenses. Nous avons aussi soldé 452 milliards DA que Sonatrach devait au Trésor", a relevé M. Ouyahia, ajoutant que "le Trésor public avait sauvé la Banque nationale d'Algérie (BNA) en rachetant en cash 545 milliards DA qu’il avait repris en bons de trésors sur une période de 30 ans".

 Toujours en matière de financement non conventionnel, M. Ouyahia a fait savoir que 154 milliards DA ont été dégagés pour les projets AADL, alors que pour l'année 2018, quelque 900 milliards DA sont dégagés pour le financement du déficit qui était de 1.800 milliards DA. 

A cela s'ajoutent, a-t-il poursuivi, "les 500 milliards DA consacrés au financement de la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS) afin de renflouer les caisses de la Caisse nationale des retraités (CNR), autrement les retraités n’auraient pas perçu leurs pensions", a-t-il conclu.

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